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Entreprises Success story

OrderCast, la solution de rattrapage digital pour les grossistes !

De nombreuses PME rencontrent des difficultés à digitaliser leurs systèmes de commandes. Ayoub Assabban en a fait l’expérience dans l’entreprise familiale, Assabban SA, grossiste en mercerie. Toutes les commandes étaient effectuées par fax ou téléphone, avec des notes prises à la main. C’est suite à cette expérience qu’il a eu l’idée de créer une startup proposant une nouvelle solution informatique basée sur l’outil le plus utilisé au monde : un tableur Excel et qu’il a, aujourd’hui, réussi à convaincre des investisseurs de renommée internationale.

En commençant à travailler au sein de l’entreprise de son père, Ayoub Assabban s’est vite rendu compte que le système mis en place pour les commandes était bancal. Tout était effectué par téléphone, mails ou par fax. Non seulement le client n’avait pas d’idée claire quant au montant de la commande mais en plus aucune prévision n’était possible au sein de la société.

Et même s’il existait des solutions informatiques sur le marché, celles-ci étaient, soit trop compliquées, soit trop onéreuses pour des personnes étrangères au monde de l’IT. C’est alors qu’Ayoub a eu l’idée d’utiliser l’outil le plus utilisé au monde comme point de départ: un tableau Excel.

Une solution SaaS “no code” adaptée aux grossistes B2B2C

Ayoub et son cofondateur Borys se sont alors lancés dans la création d’une nouvelle solution qui permet, une fois les produits listés sur une Google Sheet de générer une solution complète de prises de commandes et de back-office.  Un tel outil a permis, en moins d’un an, à l’entreprise Assabban SA  de convertir 95% de ses revenus B2B en ligne et de s’étendre sur 4 nouveaux pays.

“Les grossistes ont besoin d’avoir un environnement simple et qu’ils connaissent. Quoi de mieux, pour ceux dépourvus d’un ERP, qu’un tableur ? Une fois prêt, nous sommes capables de leurs générer une solution complète en quelques heures. S’ils ont déjà un ERP, c’est encore plus facile!”.

Loin l’idée de faire du sur-mesure. Ayoub insiste: “Beaucoup trop d’entreprises se font avoir à développer une solution sur-mesure pensant que leurs besoins sont uniques. Elles finissent souvent essoufflées après avoir perdu plusieurs centaines de milliers d’euros et des années de développement. A l’inverse, nous faisons du demi-mesure”. 

Un pricing qui n’est pas basé sur le nombre d’utilisateurs

Les grossistes font trop souvent face à des outils informatiques dont le business model est basé sur un prix par nombre d’utilisateurs.

Il n’y a rien de plus frustrant pour un grossiste après avoir payé un setup fee énorme que de devoir payer par utilisateur. D’autant plus, un grossiste a besoin d’impliquer tous ses employés d’une manière ou d’une autre.” A l’inverse, OrderCast fait le choix d’un tarif unique et transparent qui soit indépendant du nombre d’utilisateurs.

Une liste d’attente de clients à l’échelle européenne 

« Nous voulons que nos premiers clients aient une expérience hors du commun. C’est pourquoi nous commençons par travailler par un système de liste d’attente et de bouche-à-oreille. Nous commençons à avoir des inscrits de grossistes en dehors de nos frontières. Cela nous rend très enthousiastes et confirme un intérêt certain pour une telle solution”.

Une levée auprès des meilleurs VC

Les deux cofondateurs viennent de lever, via leur startup, auprès des meilleurs VC internationaux. Parmi eux, Hoxton Ventures, l’un des premiers investisseurs de Deliveroo ou encore d’Epic Games, Verissimo Ventures, Paolo Rubatto (Start Capital), Justin Caldbeck et Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel). 

Rob Kniaz, Hoxton Ventures Founding Partner : “We strongly believe that the wholesale market is huge and untapped. Their lack of digital adoption allows OrderCast to bring immense value to these businesses through increased clarity and visibility. The product founders have built is game changer”.

Si vous souhaitez en savoir plus, veuillez contacter Ayoub Assabban par mail à press@ordercast.io .

About Hoxton Ventures: Hoxton Ventures is a London-based early stage venture fund focusing on finding disruptive technologies across Europe and accelerating their expansion globally, with a particular focus on the US market. Hoxton’s portfolio includes unicorns like Darktrace, Babylon Health and Deliveroo.


About Kima Ventures: Kima Ventures is one of the world’s most active early-stage investors, investing in 2 to 3 startups per week all over the world; providing founders with funding, network, and support for them to reach the next steps of their journey.

About Start Capital: Fonds de capital-risque de démarrage soutenant des entrepreneurs et startup exceptionnels en Amérique du Nord, en Europe et en Israël.

About Verissimo: Nous investissons dans des startup en phase de démarrage et contribuons à transformer les finances et les opérations en un actif stratégique. Nous investissons généralement entre le stade du pré-amorçage et celui de la série A aux côtés d’un large éventail de co-investisseurs aux États-Unis, en Israël et dans l’UE.  We invest in early stage companies and help turn finance and operations into a strategic asset. We typically invest between the pre-seed and Series A stage alongside a broad range of co-investors in the US, Israel and EU. 

About Ayoub Assabban: Ayoub Assabban a fait ses études à la Solvay Business of Economics & Management (promotion 2016) pendant lesquelles il s’est lancé dans sa première aventure entrepreneurial Benjago (plateforme visant à disrupter les auto-écoles). Il a ensuite été directeur belge de la société d’investissement The Family. Il est maintenant co-fondateur et CEO de OrderCast.
About Borys Turii : Borys code depuis l’âge de 15 ans. Après avoir étudié l’informatique à l’Université catholique d’Ukraine, Borys a occupé le poste de responsable technique chez Zenseact, une startup issue de Volvo pour développer l’Autopilot. Il est co-fondateur et directeur technique d’OrderCast.

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Cryptomonnaies Nos analyses

Crypto: Gros plan sur le Cardano

Cette semaine à la poursuite de notre « tour du monde » sur le marché des crypto, nous vous proposons l’analyse de la blockchain Cardano, et de sa pièce numérique native, ADA.

Cet actif a suscité beaucoup d’intérêt auprès des investisseurs grâce à son explosion haussière mi-2021. Cette performance de plus de 1000 % a hissé la cyberdevise à la troisième place des plus grandes capitalisations boursières sur les plateformes de commerce des cryptomonnaies !

L’origine de Cardano

Propulsée en 2017 par Charles Hoskinson, l’un des co-fondateurs de la blockchain Ethereum et Bitshares ; Cardano (thicker : ADA) est une plateforme de contrat intelligent hautement évolutive et efficiente sur le plan énergétique. La blockchain fut lancée grâce aux résultats de plusieurs années de recherches entrepris par une communauté indépendante de scientifiques et d’ingénieurs, pour résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies : lenteur,  rigidité, et évolutivité. Pour atteindre cet objectif, le réseau déploie un consensus innovant de la preuve de participation « Proof-of-Stake (PoS) » nommée Ouroboros.

Ce processus permet aux détenteurs du jeton natif de Cardano, ADA, de disposer d’un algorithme beaucoup moins énergivore et plus évolutif. Par comparaison à la blockchain Bitcoin, ce système de vérification, ne nécessite pas des ressources de calcul du monde réel pour générer la chaîne des blocs. Enfin, le réseau améliore la notion de la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et de valideur ou « slotleader ». La plateforme Cardano est nommée d’après Jérôme Cardan, un illustre mathématicien, et la cryptomonnaie native, ADA, est baptisée d’après Ada Lovelace, une célèbre pionnière de la science informatique.

Quels sont les aspects techniques de Cardano ?

Le code source de Cardano est développé grâce au langage de programmation Haskell. Tandis que le contrat intelligent est déployé à l’aide du langage de programmation Plutus. Ces deux langages de cryptage sont fonctionnels et hautement sécurisés, par une vérification explicite. Contrairement à la plupart des monnaies numériques, le protocole particulier du token ADA ne suit pas de « livre blanc ».

Il se base sur des principes de conception destinés à résoudre des problèmes existants sur d’autres plateformes : évolutivité, interopérabilité et conformité réglementaire. Pour cela, Cardano est souvent considéré comme une blockchain de troisième génération, car elle dispose d’une technologie qui synthétise les avantages de Bitcoin et Ethereum.

Comprendre le «processus de la validation Ouroboros» 

La procédure de validation Ouroboros subdivise séquentiellement le temps en périodes appelées époques. Ces époques sont divisées en créneaux de 20 secondes. Par la suite, le valideur est désigné par le réseau au cours d’un intervalle de temps, de telle sorte qu’il ne puisse accepter qu’un seul bloc. Cela signifie que la durée de production des blocs est d’environ 20 secondes.

« Quelles sont les conditions requises pour être le valideur ?»

Pour devenir le valideur, la détention d’un investissement d’au moins % sur le réseau Cardano est requise. On nomme les personnes éligibles, les électeurs. Plus ces votants disposent de participation importante sur la plateforme, plus ils ont une chance d’être éligibles comme valideur lors d’un créneau. Quand un bloc n’est pas correctement signé lors d’un créneau, le valideur devra attendre sa réélection. 

En quoi consiste le plan de route de Cardano ?

Le plan de route de Cardano est le résumé du développement de la blockchain, organisé en cinq étapes distinctes appelées « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Chacune des ères équivaut à l’implémentation de nouvelles fonctionnalités de la plateforme, et elles seront livrées à travers plusieurs mises à jour du code. Bien que les ères soient livrées séquentiellement, le travail à effectuer pour réaliser chacune d’entre elles se déroule en parallèle, grâce à la recherche, au prototypage, et l’harmonisation des différentes phases.

  • Byron : Cette ère correspond à la première étape du développement de Cardano. Elle a permis l’achat et la vente de la cryptodevise native du réseau, ADA.
  • Shelley : Cette mise à jour permet à la plateforme de disposer du consensus de la preuve de participation (PoS). Les détenteurs du token peuvent alors placer leur jeton directement ou déléguer la responsabilité de participation à quelqu’un d’autre.
  • Goguen : Actuellement, le réseau se situe dans l’ère Goguen. L’objectif principal de cette ère est le déploiement de la fonctionnalité de contrat intelligent « smartcontracts ».
  • Basho : À ce stade, la plateforme deviendra évolutive et introduira des fonctionnalités de chaînes latérales « sidechain » et l’interopérabilité.
  • Voltaire : C’est l’étape finale du développement de Cardano. Lors de cette mise à niveau, l’ensemble du réseau migrera vers une plateforme décentralisée et entièrement autonome.

La comparaison Cardano vs Bitcoin

Cardano

  • Plateforme de contrat intelligent hautement évolutive, développée grâce à une roadmap organisée en cinq étapes.
  • Le réseau utilise la preuve de participation « Proof-of-Stake » pour valider la chaîne de blocs.
  • La cryptodevise native, ADA, ne suit pas de « livre blanc ». Elle est capée à 45 milliards d’unités. 
  • La technologie sous-jacente de Cardano permet de résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies.

Bitcoin

  • Pionnière des cryptomonnaies. Le token est capé à 21 millions d’unités.
  • L’actif numérique utilise le consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work » pour valider la chaîne des blocs.

Quelques faits importants concernant Cardano

  • En 2017, IOHK, l’entreprise derrière Cardano, a aidé l’université d’Édimbourg à lancer la Blockchain Technology Laboratory.
  • En date du 29 avril 2021, Cardano dévoile un partenariat avec le gouvernement éthiopien afin de connecter et identifier près de 5 millions d’étudiants.
  • La blockchain Cardano est toujours en développement, et elle déploiera ce mois de septembre 2021, la technologie de contrats intelligents grâce à la mise à jour Alonzo.

En résumé

  • Cardano est l’une des plus grandes capitalisations boursières sur le marché des cryptomonnaies, lancée par Charles Hoskinson.
  • Le consensus Ouroboros améliore la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et valideur ou « slotleader ».
  • Le jeton natif de Cardano est nommé ADA.
  • La plateforme est développée grâce au langage de programmation Haskell (pour son code source) et Plutus (pour ses contrats intelligents).
  • Les mises à jour de Cardano sont supervisées par des scientifiques, et divisées en cinq « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Actuellement, nous nous situons dans l’ère Goguen.
  • Le token s’échange à 2,80 dollars, à l’heure de la rédaction de cet article.

« Le Bitcoin est une anarchie, et l’Ethereum est le royaume ultime. » Charles Hoskinson

Rédacteur: JEAN GOY

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Bourse Nos analyses

Qu’est-ce que la Capitalisation boursière ou Market Cap ?

La capitalisation boursière est souvent confondue avec la valorisation d’une entreprise mais il y a bien des différences.

La capitalisation boursière d’une entreprise n’est autre que la valeur totale de ses actions en circulation sur le marché. Elle est simplement calculée en multipliant le nombre total des actions en circulation de ladite société par le prix (cours) actuel d’une action.

Ainsi, sachant que le prix d’une action est amené à évoluer quotidiennement sur les marchés du fait de l’offre et de la demande, la capitalisation boursière évolue également de manière corrélée à l’évolution du prix de l’action.

En théorie, la capitalisation boursière correspond à la somme que devrait payer un acquéreur pour obtenir 100 % des parts d’une entreprise. Mais concrètement, les entreprises acquéreuses paient plus cher que le cours du marché pour inciter les actionnaires à lui céder leurs parts et donne une prime de contrôle.

  • Il est à noter que pour diriger une entreprise, il ne suffit pas d’avoir 100% des parts mais bien d’obtenir au moins 50% + 1 part.

Ne pas confondre la capitalisation boursière et la valeur de l’entreprise

La valeur de l’entreprise ne se calcule pas de la même manière. La capitalisation tient compte des capitaux sur le marché alors que pour estimer la valeur d’une société, faut se baser aussi sur ses dettes.

Elle correspond donc à la valorisation fondamentale de l’activité de l’entreprise indépendamment de sa situation de trésorerie. Nous y reviendrons de manière plus poussée dans un autre article.

Par ailleurs, selon Bloomberg, la capitalisation boursière mondiale s’était établie à 100.589 milliards, après avoir dépassé la barre des 90.000 milliards en juin.

Vous l’aurez deviné, ce sont les États-Unis qui hébergent le plus de grandes sociétés considérant leur capitalisation boursière et restent donc leaders.

En effet, 12 des 16 entreprises les plus cotées au monde sont américaines, nous pensons bien sûr directement aux fameux GAFAM (Apple, Microsoft, Amazon, Facebook et Alphabet) qui pèsent ensemble plus de 7.300 milliards, soit plus de 7% de la capitalisation boursière mondiale et bien plus que les autres Bourses mondiales.

Petite recommandation, lorsque vous investissez et que vous voulez diversifier votre risque, il est important que vous ayez en portefeuille de mégas ou de grandes capitalisations (entre 10 et 500 milliards).

En effet, les entreprises à plus grande capitalisation présentent un faible niveau de risque pour les traders et les investisseurs, mais elles sont aussi susceptibles d’offrir une croissance bien plus lente. Ces grandes entreprises existent généralement depuis longtemps et sont des acteurs majeurs dans des secteurs bien établis.

Par contre, les sociétés ayant une plus faible capitalisation boursière pourraient offrir un risque plus élevé et, par conséquent, représenter une croissance plus rapide pour un meilleur rendement

  • PS2: Ne pas confondre non plus capitalisation boursière avec la notion de capitalisation d’usage en placement financier

Cette dernière, n’est rien d’autre qu’un produit d’épargne long-Moyen termes et permet de générer des revenus pour les particuliers, notamment grâce au système d’assurance-vie.

Par NAQI Hamza

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Nos analyses

Matt Moulding, c’est ce PDG qui a rendu ses 74 employés millionnaires !

Matt Moulding, le célèbre généreux fondateur de la société d’e-commerce The Hut Group qui exploite plus de 100 sites Web internationaux et vendant des biens de consommation rapides directement aux consommateurs via sa plate-forme.

Cela pourrait sembler inimaginable mais ce PDG, âgé de 48 ans, a offert près de 430 actions aux employés de l’entreprise durant ces dix dernières années ! Cela inclut les chauffeurs, les agents d’entrepôt ou encore les secrétaires de l’entreprise.

En effet, l’entreprise basée à l’aéroport de Manchester a fait de ces 74 travailleurs des millionnaires après leur avoir offert 1 milliard de livres sterling en actions. « Nous avons créé plus de millionnaires que toute autre entreprise dans l’histoire de l’entreprise britannique », précise Moulding

🔴 Faisons un résumé de sa vie:

De parents modestes, son père travaillait sur le Tarmac d’un aéroport et sa mère était un marchand d’antiquités.

  • En 2004, Moulding a fondé The Hut Group, inspiré par l’achat d’un CD en ligne. Il a déclaré qu’il reconnaissait que la vente en ligne pouvait être « fondamentalement tellement moins chère« 

A la suite du lancement de l’iPhone et la montée en puissance du streaming de musique numérique, le généreux fondateur s’est concentré sur la vente d’autres produits en ligne et a acquis un certain nombre d’autres entreprises de commerce électronique.

En 2014, KKR, un des plus ancien fonds d’investissement américain et même des plus importants au monde gérant plus de 221 milliards d’actifs, a acheté 20% de l’entreprise.

  • En 2013, Moulding envisageait déjà de faire entrer l’entreprise en Bourse
  • En 2016, la société exploitait 100 sites Web de commerce électronique et rien que deux ans plus tard, elle en exploitait 166.
  • En 2018, il a été annoncé que Molding quitterait ses fonctions de PDG pour devenir président exécutif
  • C’est en septembre 2020 que Moulding était en passe de devenir milliardaire après l’introduction en bourse réussie de The Hut Group à la Bourse de Londres. La participation de 25% de Moulding dans l’entreprise représente plus de 1,5 milliard de dollars.

Il a fait également fait don de l’intégralité de son salaire à une association caritative. Sa grande prodigalité semble s’expliquer en partie par le fait que Moulding a eu une enfance modeste et a été expulsé de l’université pour s’être absenté pour rendre visite à son frère en prison.

Donnera-t-il de nouvelles idées aux autres fondateurs ou sera-t-il uniquement un exemple dans l’histoire ?

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Economie Nos analyses

Tout savoir sur la taxe des géants du numérique, dite Taxe GAFA !

Malheureusement, encore aucun accord entre les pays n’a été trouvé à la suite des tractations internationales visant à réformer la taxation des multinationales afin d’escamoter le risque de guerre commerciale en pleine pandémie qui pourrait naître de l’action unilatérale d’un état s’il n’y pas de consensus.

Alors que les équipes de l’OCDE ont du présenter leur projet, le mercredi 14 octobre, aux différents ministres des finances du G20, le secrétaire général de l’OCDE, a déclaré que l’échec des négociations pourrait avoir un coût total, plutôt un manque à gagner, pouvant aller jusqu’à 100 milliards de dollars ou encore déclencher une guerre commerciale.

Pour rappel, ce qui avait perturbé les discussions était le retrait unilatéral des Etats-Unis qui avaient suspendu leur participation aux négociations jusqu’à ce qu’un nouveau président, ou le même, soit élu le 3 novembre prochain. Ce qui nous vient tout de suite en tête est l’incertitude liée à la recherche d’une solution internationale même avec une nouvelle administration américaine.

Dans ce contexte délicat, les pays ont pris la « sage » décision de prolonger jusqu’à la moitié de l’année 2021 les discussions portant sur ce sujet alors que l’accord était censé être finalisé d’ici la fin de l’année.

Les deux raisons principales n’ayant pas joué en la faveur d’un accord étaient la conjoncture mondiale actuelle ainsi que la décision de suspendre les discussions des Etats-Unis qui ont joué la carte de l’évitement.

L’évitement, le mécanisme de défense des Etats-Unis :

Il y a quelques mois, les Etats-Unis, qui savent que la taxe leur serait davantage préjudiciable que les autres, avaient annoncé, par l’intermédiaire du ministre des finance Steven Mnuchin, leur retrait des négociations autour d’une taxe GAFA (signifiant respectivement Google, Apple, Facebook, Amazon) internationale.

Nous parlons de négociations qui avaient cours depuis janvier de l’année dernière et qui regroupe 137 pays, à l’initiative de l’OCDE (l’Organisation pour la coopération et le développement économiques). 

En France, le ministre des Finances Bruno Le Maire avait tout de même parlé d’une « provocation vis-à-vis de l’ensemble des partenaires de l’OCDE« . Et d’ajouter, « Le constat, il est très clair. Les Etats-Unis ne veulent pas de taxation digitale à l’OCDE. Donc ils multiplient les obstacles qui nous empêchent de parvenir à un accord alors même que le travail technique est fait. »

Le problème est justement lié à ce retrait des Etats-Unis puisque la première puissance économique mondiale, abritant justement les géants technologiques, risque de continuer à brandir la menace de sanctions économiques à l’encontre des pays qui auraient l’ambition d’instaurer la taxe numérique.

Ces sanctions pourraient se matérialisées par des tarifs douaniers réhaussés alors que la pandémie que nous avons connue a été totalement dévastatrice pour l’économie et le commercial mondial.

Sans accord international, il faudra une Union coordonnée

Initié principalement par Berlin et Paris qui a déjà voté sa propre taxe GAFA en juillet 2019 qui, d’ailleurs, a déjà été prélevée, rapportant 400 millions d’euros, bien que la France ait suspendu le prélèvement pour l’année 2020 en espérant que le processus de l’OCDE soit positif.

Mais comme nous l’avons précisé, les discussions n’ont pas abouti à un accord, alors il y aura bien lieu, pour la France, à un prélèvement de l’acompte sur l’impôt 2020 d’ici à la fin de l’année, et le solde devra être acquitté début 2021, selon le ministère des Finances français.

Voulant également établir des mesures réciproques, l’administration Trump avait, en représailles, menacé de surtaxer « jusqu’à 100% » l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français, notamment le vin mais aussi, le 10 juillet 2020, Trump avait annoncé des mesures de rétorsion à hauteur de 1,3 milliards de dollars.

En effet, pour rappel, l’objectif derrière cette taxation est de générer des recettes fiscales allant jusqu’à taxer 3% du chiffre d’affaires créé par certaines activités numériques tel que la vente d’espaces publicitaires en lignant, la vente de données à caractère personnel ou encore les services qui servent d’intermédiation entre prestataires et utilisateurs.

Le problème est que les règles d’imposition fiscales dans l’Union européenne diffèrent d’un pays à l’autre et sont basées sur la présence physique de l’entreprise et non, la présence numérique.

A l’heure actuelle, le texte est toujours au stade de projet à Bruxelles et le manque de coordination entre les Etats membres témoignent de la fragilité dans l’Union et accentue l’ambition portée par la France de vouloir créer une union forte et imposante.

L’Union européenne aurait fortement intérêt à mettre en vigueur cette taxe dans le contexte critique que nous vivons sachant que le 21 juillet 2020, la Commission européenne a emprunté un montant colossal de 750 milliards d’euros pour financer la relance économique. La taxe serait un bon moyen pour rembourser cette dette …

Un point sur le rapport

En effet, n’ayant pas abouti à un accord, les 137 pays, qui ont été impliqués dans la négociation concernant la réforme fiscale, avaient publié un rapport qui stipule que la taxation des géants technologiques rapporterait 100 milliards de dollars chaque année.

Ce rapport adopté définit le cadre légal de cette réforme et sera soumis en ce jour aux différents ministres des Finances du G20.

Ainsi, il met en exergue les nouvelles règles qui prévoit que les multinationales qui réalisent un bénéfice en exerçant une activité internationale paient leur un impôt juste dans la juridiction où elles réalisent des bénéfices. A noter que le rapport prévoit également la mise en place d’un taux minimum d’imposition au niveau mondial, qui pourrait être fixé à 12,5%.

Mais qu’est-ce qui va se négocier dans ce rapport ?

Dans le rapport, les mesures prévues par le « pilier un » qui ont pour objectif de mettre en place un cadre fiscal mondial plus équitable pourraient se traduire par le partage de 100 milliards de dollars aux juridictions du marché, selon l’OCDE.

Grosso modo, il s’agit de définir un nouveau système d’imposition axé sur une présence tant physique que numérique d’une entreprise sur un territoire.

De plus, la mise en œuvre de l’impôt minimum mondial expliqué dans « pilier deux » du projet qui fait l’objet de négociation pourrait permettre d’accroitre de 4 % des recettes totales de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, soit 100 milliards de dollars par an.

Alors que nous espérons sortir rapidement d’une crise générale affectant tous les pans de l’économie mondiale, l’endettement public des états a considérablement augmenté et les projets dans le rapport serait une bouffée d’oxygène intéressante que les politiques pourraient utiliser.

Outre l’aspect pécunier de la taxation, c’est également une question d’équilibre et de justice économique que de partager les gains faramineux de grandes multinationales profitant des écarts fiscaux entre les états mais surtout du manque de considération à cet égard depuis des années.

Chaque économie, forte ou faible, pourra bénéficier de recettes fiscales supplémentaires et les distribuer de manière juste pour que le même citoyen lambda, utilisateur des géants numériques, jouisse de sa plus-value apportée à l’entreprise.

Par NAQI Hamza.

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Banque & Finance Nos analyses

Tout savoir sur la Blockchain !

Il est fort probable que vous ayez entendu le terme « Blockchain » au cours de ces dernières années. Même si nous avons tous tendance à avoir une vague idée de ce que c’est, la réelle définition est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air et la voici !

La blockchain est le nom d’une nouvelle technologie. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une séquence de blocs, ou de groupes de transactions, qui sont enchaînés et distribués entre différents utilisateurs.

Certains spécialistes du domaine définissent la blockchain comme étant un incorruptible grand livre numérique, contenant des transactions économiques, pouvant être programmées pour enregistrer non seulement des transactions financières, mais également tout ce qui a de la valeur.

Histoire

La Blockchain a été inventée en 2008 en pleine crise économique, à un moment où le monde financier n’était pas sûr. C’est pourquoi cette méthode s’est répandue si rapidement dans différents secteurs comme les banques, l’informatique ou encore le droit. La blockchain a été une révélation pour tous ceux qui souhaitaient bâtir la confiance entre deux parties sur le net.

Elle a été fondée par une personne (ou un groupe de personnes) utilisant le nom de Satoshi Nakamoto, pour servir de registre public des transactions du bitcoin. L’identité de Satoshi Nakamoto reste encore inconnue à ce jour.

L’invention de la blockchain pour les bitcoins a fait de cette cryptomonnaie la première monnaie numérique/digitale à résoudre le problème de « double-dépense », sans qu’il soit nécessaire de faire appel à une autorité de confiance ou à un serveur central.

La « double-dépense » est une faille potentielle dans un système d’argent numérique/digital dans lequel le même jeton numérique peut être dépensé plus d’une fois. Contrairement à l’argent liquide (physique), un jeton numérique consiste en un fichier numérique qui peut être dupliqué ou falsifié.

Comme pour la fausse monnaie, cette double dépense entraîne une inflation en créant une nouvelle quantité de monnaie (copiée) qui n’existait pas auparavant. Cela dévalorise la monnaie par rapport à d’autres monnaie et diminue la confiance des utilisateurs ainsi que la circulation et la conservation de la monnaie.

Fonctionnement

Au départ, la Blockchain est une technologie transparente qui fonctionne sans organe de contrôle central qui assure le stockage et la transmission des informations. En outre, chaque utilisateur dispose d’une copie de chaque transaction effectuée.

En d’autres termes, on peut considérer cela comme étant un livre dont chaque propriétaire dispose à tout moment d’une copie mise à jour. Pour chaque transaction effectuée, une nouvelle page est ajoutée au « livre » et l’utilisateur peut la consulter. En outre, Blockchain est basé sur quelques principes détaillés ci-dessous :

La technologie renforce l’intégrité:

Par exemple, puisque l’intégrité est répartie et codée dans le système, chaque utilisateur peut échanger de la valeur en sachant que l’autre partie respectera l’accord.

Les gens doivent contrôler leurs propres données:

En fait, en éliminant le besoin de confiance, le système permet aux utilisateurs de cacher leur véritable identité.

Les droits sont protégés:

Comme chaque action est transparente, les droits et la propriété sont toujours clairs et applicables dans le système.

L’économie fonctionne mieux lorsqu’elle fonctionne pour tout le monde:

Dans une Blockchain, il s’agit en effet de réduire les obstacles à la participation.

La sécurité est une priorité:

Ainsi, les mesures de sécurité sont intégrées dans le réseau, ce qui assure la confidentialité et l’authenticité de toutes les activités.

La Blockchain, l’ennemi des banques ?

Comme il a été indiqué ci-dessus, la Blockchain peut être utilisée dans divers secteurs dont le secteur bancaire. Elle révolutionne la manière dont s’échangent les informations et leur sécurisation.

Elle a notamment été adoptée par des banques en vue de sécuriser les paiements à distance ou les tradings d’actions. 

Prenons un premier exemple dans ce secteur-là. Avec la Blockchain, le rôle des banques peut être mis à mal et elles deviendraient donc superflues. En effet, les banques ont pour but de garder une trace des titres de propriété et d’authentifier les transactions afin de confirmer qui possède quoi. Cependant, une banque peut faire faillite en concluant de mauvaises affaires et ainsi, perdre tout son argent. Les banques peuvent également vendre les données de ses propres clients sans leurs consentements.

Grâce à la Blockchain, tout vendeur et tout acheteur peut se passer des autorités centrales traditionnelles comme les banques.

En fait, puisqu’il n’existe pas d’organe de contrôle central comme par exemple le gouvernement, chaque utilisateur de la Blockchain a accès à une base de données décentralisée (et bien évidement sécurisée). De plus, comme chaque utilisateur dispose d’une copie de la transaction précédente, il est pratiquement impossible pour un hacker de pirater le système.

La base de données est en effet diffusée dans le monde entier en millions de copies potentielles, ce qui fait que le coût et le temps nécessaire pour toutes les pirater sont simplement trop élevés. Un pirate devrait en effet obtenir l’accès à plus de la moitié des copies, ce qui semble très peu probable.

Une des nouveautés apportée par la blockchain sont les contrats intelligents dits smart contracts, dont le but est l’exécution automatique, sans intervention humaine, des conditions et termes d’un contrat. Cette innovation est née grâce à la blockchain Ethereum.

Conclusion :

En bref, la blockchain fonctionne comme un registre (immuable) de transactions qui ne nécessitent pas de faire appel à une autorité externe pour valider l’authenticité et l’intégrité des données. Les transactions sont généralement économiques/financières, mais nous pouvons également y stocker tout type d’information dans les blocs.

En outre, elle pourrait potentiellement faire entrer des milliards de personnes dans le monde de la finance et du commerce. Tout cela de manière ouverte et transparente, en réduisant considérablement la corruption et la fraude tout au long du processus.

Par Jad BITAR

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Banque & Finance Nos analyses

Selon McKinsey, les revenus des paiements mondiaux pourraient baisser de 140 milliards de dollars par rapport à 2019 !

Selon le McKinsey Global Payments Report, publié récemment, la crise sanitaire mondiale a accéléré certaines tendances dans le comportement des consommateurs mais également des entreprises ce qui les a poussé à engager plus rapidement leur transformation digitale.

En effet, dans les six premiers mois de l’année 2020, les paiements digitaux, les paiements instantanés ou encore le e-commerce ont été grandement apprivoisés car considérés comme étant la meilleure alternative au paiement par cash dans un contexte où la sensibilisation sur les paiements en espèce et le contact social avait été accrue.

Malgré cela, les revenus mondiaux ont baissé de près de 22% dans les six premiers mois de l’année comparé à la même période en 2019.

Considérant l’année entière, dans son rapport, McKinsey & Company a déclaré qu’il s’attend à ce que les revenus des paiements mondiaux de l’année 2020 seraient inférieurs d’environ 140 milliards de dollars à ceux de 2019, soit une baisse d’environ 7%.

Les revenus globaux avait cru de près de 5% en 2019 portant le total à un peu moins que 2.000 milliards de transactions.

Les flux de paiements transfrontaliers ont également été gravement touchés par la pandémie et du fait des instabilités géopolitiques. Par exemple, toujours selon le rapport, en 2019, les paiements transfrontaliers ont totalisé 130 billions de dollars, générant revenus de paiements de 224 milliards de dollars. Du fait des instabilités géopolitiques, de nombreuses entreprises ont constaté de nouveaux risques liés à leur chaîne de valeur.

Pour conclure, vous savez que l’économie mondiale commence progressivement à sortir de ce qui est vu comme étant la récession la plus grave depuis la Grande Dépression, ainsi les analystes prévoient que l’adoption des paiements numériques s’accélérera. Nous y reviendrons.

Par NAQI Hamza

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Economie Nos analyses

Qui est Joseph Aloys Schumpeter (1883-1950), l’économiste rebelle appelé parfois « l’hérétique » ?

De nombreux économistes, tels que Smith, Ricardo ou Keynes, ont fait le bonheur de leurs concitoyens grâce à des théories novatrices et largement adoptées par leurs pairs.

Cependant, d’autres ont fait avancer les sciences économiques en nageant à contre-courant des pensées dominantes, quitte à se tenir en marge de l’élite intellectuelle. C’est le cas de l’austro-américain Joseph Aloys Schumpeter, inventeur de la théorie de « destruction créatrice ».

Qui est-il ?

J.A. Schumpeter est né en 1883 dans l’ancien empire austro-hongrois. Il fit des études de droit à l’Université de Vienne où il côtoiera des professeurs qui revisitent les théories d’Adam Smith. C’est là qu’il développera le goût de la réflexion et du changement des idées populaires.

La Première Guerre mondiale suivie de la montée des extrêmes en Allemagne pousseront le jeune universitaire à tenter de nouvelles expériences, peu concluantes, en tant que ministre des Finances puis directeur de banque. Dès le début des années 30, il quitta le Vieux Continent pour enseigner l’économie à Harvard.

Tout au long de sa carrière, il publia plusieurs ouvrages dont les plus célèbres sont « Le cycle des affaires » (1939) et « Capitalisme, socialisme et démocratie » (1942). C’est dans ce dernier que nous retrouvons sa théorie la plus controversée : la destruction créatrice.

Schumpeter meurt en 1950 aux États-Unis (dont il avait pris la nationalité) en laissant inachevé son dernier livre, « Histoire de l’analyse économique », paru en 1954.

La théorie de la destruction créatrice

Dans cette théorie, l’auteur met en avant l’importance des innovations industrielles et les effets destructeurs qu’elles ont sur les concurrents. Schumpeter qualifie lui-même « d’ouragan perpétuel » ce phénomène. Ce sont les entrepreneurs qui, par leur vision novatrice du business, arrivent à obtenir un avantage concurrentiel et à hisser leur entreprise à une situation de quasi-monopole.

Ceci n’est possible que lorsque l’innovation porte sur les produits ou les matières premières utilisées, les méthodes de production, l’organisation au sein de l’entreprise et les marchés à conquérir.

La destruction créatrice explique ainsi l’arrivée de jeunes entreprises qui perturbe l’ordre établi, allant jusqu’à renverser les anciens monopoles.

Schumpeter s’attaqua directement au Capitalisme, lui reprochant de ne pas être viable à long terme dans sa forme actuelle. La libre concurrence devrait laisser place à certains monopoles motivés avant tout par l’innovation.
De plus, cette critique ouverte au capitalisme provenant d’un professeur d’économie fut l’une des raisons pour lesquelles il fut traité « d’hérétique ».

Bien que polémique à sa sortie, la destruction créatrice fait partie aujourd’hui des théories « à la mode » dont s’en inspirent les plus grandes Start-ups. Ainsi, l’arrivée de l’informatique, des GAFAM et de l’intelligence artificielle sont des exemples visibles de ce que voulait nous enseigner Schumpeter.

Il est bon de rappeler que les sciences économiques sont une branche des sciences humaines et sociales. Essayer d’apporter une nouvelle explication théorique du monde qui nous entoure est à l’appréciation de ceux qui vont la vivre. Parfois, l’homme refuse tout simplement la création de la richesse, car il a peur d’affronter la destruction qui la précède.

Par Tim Kazkondu

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Banque & Finance Nos analyses

L’asymétrie d’information : Quand la confiance et la peur se mélangent !

L’être humain est bien des choses… Il est avant tout un être sociable, qui interagit avec ses semblables et les aide pour ne pas se sentir seul. Il est également un être vivant qui ressent, et parfois succombe, à de nombreuses émotions.

Enfin, c’est un être intelligent qui a compris et exploité le monde qui l’entoure, dans un but précis d’amélioration de sa qualité de vie.

Fin 2019, nous étions très loin d’imaginer que, dans les mois à venir, un petit virus venu de Chine enlèverait de nombreuses vies, forcerait des millions de gens à s’enfermer chez eux, pousserait des gouvernements à prendre des décisions exceptionnelles, mettrait en lumière de larges failles de notre système économique ainsi que bien d’autres points que nous aurions préféré ne jamais connaître.

Dans un climat où les interactions sociales sont réduites, où la peur est renforcée, où les richesses créées s’évaporent, de nombreuses pistes ont été envisagées pour remonter la pente. Parmi celles-ci, il y a celle du crédit.

👉 Le terme « crédit » vient du verbe latin « credere », qui signifie « croire », « confier en prêt », ou « avoir confiance ». La forme de crédit la plus répandue dans nos sociétés est le prêt.

De quoi est composé le crédit ?

L’emprunteur : Il s’agit d’une personne ou une entreprise qui aimerait se lancer dans un projet qui améliorera sa qualité de vie ou celle de son entreprise. Cependant, elle ne possède pas immédiatement des fonds nécessaires à la réalisation de son projet. Pour ce faire, elle part à la recherche d’un financement

  • Le prêteur : il s’agit d’un organisme ou une personne, qui dispose de liquidités à prêter.
  • Les intérêts : Le prêteur cherche à ce que l’opération lui soit aussi bénéfique. Après tout, il prend un risque en mettant à disposition une partie de son capital à quelqu’un dont il ne connaît que peu de choses. Il demandera alors un remboursement avec intérêts pour couvrir ce risque. Cet intérêt prendra en compte la capacité financière de l’emprunteur et les autres crédits en cours.
  1. S’il s’agit d’une entreprise, son bilan comptable sera pris en compte, tout comme la qualité du management en place ou les opportunités de croissance.
  2. S’il s’agit d’un pays, d’autres points seront analysés comme la politique budgétaire, la création de richesse (PIB) ou la solidité de la monnaie locale.

Lorsque l’emprunteur est une personne physique, une banque peut se charger de vérifier la solvabilité de son client. Lorsqu’il s’agit de grandes entreprises ou d’États, les prêteurs s’en remettent aux analyses fournies par les agences de notation (ex. Moody’s, S&P, Fitch)

La durée : Le prêteur aura peut-être besoin de cet argent à l’avenir, il veillera donc à ne pas s’engager sur une très longue période.

Le monde d’aujourd’hui ne serait pas celui que l’on connaît si les prêteurs n’accordaient leur consentement qu’aux personnes « sûres à 100 % » et si les emprunteurs refusaient de payer le prix « du risque pris ». Ce compromis a permis aux sociétés modernes d’évoluer.

👉 C’est lorsque l’emprunteur et le prêteur discutent d’un éventuel prêt que les émotions humaines interviennent. Le premier souhaitant susciter la confiance chez le second apporte des éléments qui démontrent une solidité financière et une gestion « bon père de famille ».

À l’opposé, la crainte d’accorder un crédit à une personne insolvable pousse le prêteur à prendre de nombreuses précautions (comme mettre en hypothèque la maison achetée).

Lorsqu’une des deux parties dispose d’informations que l’autre n’a pas, on parle alors d’asymétrie d’information. Un vendeur pourrait omettre l’existence de vices cachés et un emprunteur pourrait gonfler ses chiffres pour favoriser son dossier.

Dans ces cas, une bataille psychologique s’engage entre la confiance et la peur. Toutes informations objectives et vérifiables permettent à l’un ou l’autre de prendre le dessus. Finalement, l’accord trouvé sera le reflet du sentiment dominant dans la relation.

A-t-on accordé ce prêt à 2% parce que l’on a confiance dans le projet de l’emprunteur ? Ou a-t-on défini que 2% seraient une juste rémunération pour un projet comportant quelques risques ? Tout est dans la formule que l’on utilisera pour définir le deal.

En ces temps compliqués, l’apocalypse économique n’a pu être évitée que parce que l’on a fait appel à l’un des principes fondamentaux de l’être humain, la solidarité. Les banques, centrales ou classiques, ont fourni aux entreprises les liquidités nécessaires pour maintenir leurs activités et les emplois. Les milliards d’euros accordés, en urgence, sous forme de prêt, montre un état d’esprit : nous avons préféré avoir confiance en l’autre, plutôt que d’en avoir peur.

Par Timur Kazkondu

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Entreprises

En 10 ans, les revenus d’Apple, Amazon et Google ont atteint des sommets !

Que ce soit en termes de capitalisation boursière ou de revenus, les géants de la tech américaine, les « Gafam », ont connu une folle envolée depuis 10 ans.

La technologie a pris le pas sur tous les différents secteurs confondus grâce notamment au boom des smartphone ou encore de la digitalisation des entreprises et de la société. C’est dans ce contexte que les géants du numériques (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) ont vu la brèche pour atteindre des sommets.

Petite présentation:

  • Google : leader mondial du moteur de recherche qui détient plus de 90 % des parts de marché des requêtes web 
  • Apple :  multinationale américaine qui conçoit et commercialise des produits électroniques grand public, des ordinateurs personnels et des logiciels informatiques.
  • Facebook : le réseau social américain aux 2,4 milliards d’utilisateurs mensuels et détenteur des autres réseaux WhatsApp et Instagram 
  • Amazon : le poids lourd du e-commerce 
  • Microsoft : géant mondial du logiciel d’exploitation et des services informatiques 

Intéressant à savoir:

  1. Par exemple, Microsoft, a dégagé un chiffre d’affaires de 110,4 milliards de dollars l’année dernière, ce qui représente un peu moins du double du CA de 2008 (60,4 milliards de dollars).
  2. Facebook a connu la plus forte progression avec un CA qui a bonde de 300 millions de dollars à près de 56 milliards de dollars en à peine 10 ans ! Vous imaginez bien que sa vache à lait réside dans son activité publicitaire mobile. Facebook a commencé à vendre de l’espace publicitaire sur mobile en 2012 et maintenant, cette activité représente 90% de ses revenus.
  3. Amazon a réussi à multiplier par 12 ses revenus entre 2008 et 2018 qui ont atteint 200 milliards de dollars l’année dernière. A noter qu’en bourse également Amazon a fait des étincelles puisqu’elle a vu sa capitalisation boursière augmenter de plus de 1.300% depuis 2010. Le géant du e-commerce pèse désormais 865 milliards de dollars, contre 60 milliards au début de la décennie.
  4. Apple reste en pole position à la tête des GAFAM avec 265,6 milliards de dollars de revenus générés en 2018. L’entreprise a connu une augmentation fulgurante de 500% au cours de la décennue et est restée pendant très longtemps l’entreprise la mieux valorisée au monde. Elle est actuellement valorisée à plus de 1.200 milliards de dollars et vient de passer en seconde position avec l’introduction en bourse de la société pétrolière Saudi Aramco
  5. Concernant Gogle, l’entreprise se trouve en troisième position en matière de revenus et de capitalisation boursière. Avec une CA multiplié par 6 depuis 2008, il a atteint 136,2 milliards de dollars. En bourse, Google a enregistré une hausse de 373% de sa capitalisation boursière depuis 2010.

Ces 5 sociétés cumulent actuellement plus de 4 430 milliards de dollars de capitalisation boursière, soit tout de même plus de 30 % du poids de l’indice NASDAQ Composite, un des 3 indices boursiers les plus suivis !